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First Address — monogramme calligraphique : une silhouette accueillante sous un toit suggéré au pinceau

1 juillet 2026

Loi de finances rectificative mi-2026 : ce qui change — et ce qui ne change pas — pour les bailleurs parisiens

Lecture posée, sans catastrophisme ni triomphalisme, des ajustements votés avant l’été

Par La rédaction de First Address — Pôle patrimonial

Façade de l’Assemblée nationale à Paris

Une loi de finances rectificative ne bouleverse jamais, seule, le régime d’imposition des revenus fonciers. Elle en ajuste les curseurs. Le texte promulgué avant l’été 2026 s’inscrit dans cette tradition : quelques articles techniques, peu médiatisés, aux effets réels mais mesurés pour un bailleur parisien de rang courant. Voici, à froid, ce qu’il faut en retenir.

Micro-foncier : seuil et abattement

Le seuil d’éligibilité au régime micro-foncier reste inchangé cette année. L’abattement forfaitaire l’est également. La lecture est simple : pour un bailleur qui perçoit moins de quinze mille euros de loyers annuels hors charges et ne détient aucun régime dérogatoire (Pinel, Denormandie, monument historique), le micro-foncier reste le régime par défaut le plus lisible. Nous continuons de le recommander lorsqu’il correspond au profil — sans en faire une fin en soi lorsque le foncier réel serait plus avantageux.

Encadrement des niches locatives à fort effet de levier

Le collectif budgétaire encadre plus étroitement certaines niches — notamment quelques mécanismes de suramortissement adossés à des dispositifs d’investissement locatif intermédié. Sans nommer d’opérateur précis, l’intention du législateur est limpide : décourager des schémas de défiscalisation dont la rentabilité économique réelle, une fois retraitée du levier fiscal, est faible. Pour nos mandants, l’effet est marginal : nous n’avons jamais orienté vers ces montages, dont nous considérons qu’ils exposent le patrimoine à des risques disproportionnés au regard du gain.

Rénovation énergétique : ce qui progresse

À l’inverse, deux ajustements favorables sont votés côté rénovation. D’abord, une extension de l’assiette éligible à MaPrimeRénov’ Copropriété — désormais ouverte à un plus grand nombre d’opérations partielles portées par les copropriétés fragiles. Ensuite, une reconduction — sans changement — du crédit d’impôt pour installation de systèmes de production d’eau chaude solaire dans le collectif ancien. Ces mesures ne changent pas notre doctrine : nous continuons de porter, côté gestion, la préparation des dossiers de rénovation lorsqu’un immeuble en gestion s’engage dans une opération globale. La complexité administrative reste réelle ; elle ne se compense que par l’expérience répétée.

Un mot sur l’IFI

L’IFI ne fait l’objet d’aucune modification par le collectif budgétaire. Notre note fiscale annuelle, adressée à nos mandants concernés au début du printemps, reste valable jusqu’à la campagne 2027. Nous saisissons l’occasion pour rappeler que l’évaluation à la valeur vénale d’un bien parisien mérite mieux qu’un chiffrage à la va-vite depuis un portail public : nos consultants transaction produisent, à la demande, une note d’évaluation argumentée, opposable à l’administration en cas de contestation.

En pratique

Aucune démarche urgente n’est requise du bailleur au titre du texte. Les échéances déclaratives ordinaires suffisent, et nous adressons — comme chaque année — un mémo consolidé à nos mandants en amont de la campagne fiscale d’avril 2027. Pour les investissements en cours d’étude, nous recommandons un cadrage à froid avec un conseil fiscal indépendant avant tout engagement irréversible.