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15 juin 2026

Sécuriser un bail avant la trêve estivale : le bon calendrier pour la rentrée locative parisienne

Pourquoi juin est le mois clef d’une mise en location réussie en septembre — et comment nous procédons

Par La rédaction de First Address — Direction gestion

Remise des clefs d’un appartement parisien

À Paris, la rentrée locative de septembre se prépare dès le mois de juin. Les mutations professionnelles, les affectations universitaires, les fins de bail au 31 août : l’essentiel des candidats sérieux entre en marché entre le 15 juin et le 15 juillet. Attendre le retour de congés pour publier une annonce, c’est mécaniquement se priver des meilleurs dossiers — et prendre le risque d’une vacance d’un mois qui coûte, à Paris intra-muros, entre 1 500 et 4 000 euros selon la typologie. Voici la manière dont nous conduisons une mise en location dans les six semaines qui précèdent l’été.

Semaine 1 — cadrage réglementaire

Nous commençons par un audit court : DPE en cours de validité, plafond de loyer applicable (secteur OLAP, décote pour vétusté, complément éventuel), régime fiscal du bailleur, meublé ou vide, présence d’un règlement de copropriété restrictif. Ce cadrage évite les mauvaises surprises — une annonce à retirer, un plafond à ajuster, un candidat perdu pour un motif régulatoire évitable.

Semaine 2 — annonce et prise de vue

Nous produisons un jeu photographique complet — lumière naturelle, angles larges, plan étage 2D — et rédigeons une annonce claire, factuelle, respectueuse des mentions obligatoires (surface loi Boutin, montant du loyer et des charges détaillées, secteur OLAP, DPE, dépôt de garantie, honoraires de location TTC ventilés). L’annonce est publiée sur nos supports et sur les portails partenaires simultanément, un vendredi matin — meilleur moment pour capter le pic de recherches du week-end.

Semaines 3 et 4 — visites groupées et instruction

Nous organisons deux à trois séquences de visites groupées, jamais plus. La visite groupée réduit la charge du gardien, permet un traitement égalitaire des candidats et pose un climat professionnel. À l’issue de chaque séquence, nous instruisons les dossiers reçus : identité, justificatifs de revenus, situation professionnelle, garant éventuel. Nous appliquons une grille de sélection écrite, opposable — préservation de l’égalité de traitement au sens du code de la construction et de l’habitation.

Semaine 5 — choix et signature

Le choix du candidat est arrêté par notre mandant, sur nos recommandations argumentées. Nous adressons la promesse de bail, planifions l’état des lieux d’entrée avec un expert indépendant, et fixons la signature du bail au plus tard la dernière semaine de juillet. La signature à distance — par visioconférence et signature électronique qualifiée — reste possible ensuite ; elle nous a permis, chaque été, de finaliser plusieurs baux pendant les congés des uns ou des autres.

Le piège à éviter : le bail signé dans la précipitation

Une location de septembre traitée dans l’urgence de la dernière semaine d’août produit trop souvent des dossiers de qualité inférieure — candidats moins bien assis, garanties incomplètes, prêts à concéder des libertés qu’ils regretteront ensuite. Notre expérience répétée nous convainc qu’un bail préparé en juin, signé en juillet, et démarré en septembre, est la meilleure protection à la fois du bailleur et du locataire. C’est notre discipline ordinaire, portée par notre pack Bail de mise en location.